L’arrivée de Noël oblige souvent les entreprises, les écoles et les collectivités à se poser la même question. Que va-t-on proposer aux enfants cette année ? Un spectacle de magie, des marionnettes, un clown ou autre chose. Le choix parait simple au départ. Pourtant lorsqu’il faut tenir compte de l’âge des enfants, de la salle et du budget, cela devient déjà un peu moins évident.
Un arbre de Noël ne doit pas seulement remplir une heure dans l’après-midi. Les enfants doivent pouvoir regarder, comprendre et quelquefois participer. Les adultes sont là aussi. Il faut donc trouver un spectacle suffisamment simple pour les plus jeunes, sans ennuyer ceux qui sont un peu plus grands. Pas toujours facile. Mais quelques points permettent déjà d’écarter les mauvaises solutions.
L’âge des enfants reste le premier point à regarder
Un enfant de trois ans ne regarde pas un spectacle comme un enfant de dix ans. Cela semble évident. Pourtant on choisit encore quelquefois une animation uniquement parce que le titre parait joli ou parce que l’artiste est disponible. Pour les maternelles, il faut généralement une histoire facile à suivre, des personnages bien identifiés et des changements assez réguliers.
Les enfants plus grands peuvent accepter une intrigue plus longue, davantage de paroles et des numéros demandant un peu plus d’attention. Cela ne veut pas dire qu’il faut faire deux spectacles différents. Un artiste habitué aux familles sait normalement mélanger plusieurs niveaux. Une situation fait rire le petit. Une autre phrase amuse surtout les parents. Et finalement tout le monde reste devant la même scène.
Un spectacle pour maternelles ne doit pas devenir une longue explication
Avec de jeunes enfants, il faut aller assez rapidement vers ce qu’ils doivent regarder. Un personnage arrive. Quelque chose se passe. Puis une autre situation commence. Si l’artiste passe dix minutes à expliquer ce qu’il va faire, une partie du public aura déjà trouvé autre chose à regarder. Et il faudra ensuite récupérer son attention.
Cela se remarque particulièrement dans les spectacles scolaires. Ceux qui veulent aller plus loin sur cette question peuvent regarder ce qu’il faut prévoir lorsqu’un spectacle est organisé avec des enfants. La salle change. L’âge aussi. Mais la nécessité de garder un rythme reste la même.
Les plus grands veulent comprendre sans forcément tout deviner
À partir de sept ou huit ans, les enfants observent autrement. Ils cherchent davantage le truc. Ils remarquent les accessoires et posent quelquefois leurs propres questions pendant le spectacle. Pour la magie c’est très visible. Le magicien doit donc continuer à surprendre, tout en acceptant que le public cherche à comprendre.
Un conte, une pièce ou un numéro de marionnettes peut également fonctionner avec eux si le ton n’est pas trop bébé. C’est souvent là que le choix de l’artiste devient important. Ce n’est pas seulement la discipline qui compte. C’est aussi la manière de la présenter.
Le lieu peut éliminer certains spectacles avant même de parler du prix
Une grande scène municipale ne fonctionne pas comme une petite salle d’école. Un spectacle prévu pour cinquante enfants n’aura pas forcément le même rendu devant quatre cents personnes. Il faut donc regarder la taille de la salle, mais aussi la hauteur disponible et surtout la distance avec le public.
Certains artistes travaillent avec trois valises et une petite table. D’autres arrivent avec un décor qui demande plusieurs mètres. Aucun choix n’est meilleur dans l’absolu. Mais il faut que le spectacle puisse réellement être installé. Le découvrir le jour même, lorsque l’artiste arrive avec son matériel, n’est pas vraiment une bonne méthode.
Les enfants doivent pouvoir voir autre chose que la tête de celui qui est devant
Dans une salle où tout le monde est installé au même niveau, les derniers rangs peuvent très vite ne plus rien voir. Pour un numéro utilisant de petits objets, cela devient gênant. Quelques chaises surélevées, une petite scène ou une disposition différente peuvent quelquefois régler le problème.
Il faut aussi éviter de mettre les enfants trop loin. Une salle immense n’oblige pas à utiliser toute sa profondeur. Rapprocher le public donne souvent davantage de réactions. Le spectacle devient plus vivant. Et l’artiste n’a pas besoin de crier pour être entendu.
Le spectacle doit pouvoir créer de l’attention sans demander le silence en permanence
Un public d’enfants fait du bruit. Il rit, répond et quelquefois donne la solution avant même qu’on lui demande. Ce n’est pas forcément un problème. Un spectacle pour enfants ne doit pas ressembler à une salle d’examen. Il faut seulement que l’artiste puisse retrouver le calme lorsqu’il en a besoin.
Quelquefois cela se produit avec très peu de choses. Le personnage s’arrête. Le magicien ne parle plus. Ou l’artiste prend simplement un objet et attend. Toute la salle commence alors à regarder. Cette façon de jouer est développée dans l’article consacré à ce qui peut arriver lorsqu’une animation très simple capte toute l’attention. Pas besoin de parler plus fort que cinquante enfants. Heureusement.
Faire participer ne signifie pas faire monter tout le monde sur scène
La participation peut être très simple. Les enfants répondent ensemble. Ils donnent un conseil au personnage ou indiquent quelque chose que celui-ci ne voit pas. Naturellement le personnage se trompe encore. Les enfants recommencent. Et la scène peut durer quelques minutes avec presque rien.
Faire monter un enfant devant tout le monde est une autre forme de participation. Elle fonctionne également. Mais il faut choisir quelqu’un qui en a envie. Celui qui se cache derrière son voisin n’est probablement pas le meilleur candidat. Autant le laisser tranquille.
Les marionnettes fonctionnent encore lorsque le personnage est réellement joué
Le spectacle de marionnettes reste bien adapté aux fêtes de Noël. Mais là encore tout dépend de la présentation. Une marionnette qui bouge simplement parce qu’une main la secoue ne suffit pas. Il faut qu’elle regarde, écoute et donne l’impression de réagir à ce qui se passe.
De très petits mouvements peuvent d’ailleurs suffire. Une tête se tourne. Le personnage reste quelques secondes sans parler. Puis il regarde le public. On comprend déjà ce qu’il pense. Cette manière de faire est expliquée dans l’article sur la façon dont une marionnette fait passer une émotion. Le personnage n’a pas besoin de bouger sans arrêt pour exister. Quelquefois c’est même le contraire.
Le personnage doit être compris assez vite par les enfants
Le gentil, le maladroit, celui qui veut toujours avoir raison ou celui qui comprend tout de travers. Les enfants identifient rapidement ces rôles. Il n’est pas nécessaire de raconter pendant dix minutes qui est le personnage avant de commencer l’histoire.
Son comportement suffit. Il entre, fait une bêtise et le public comprend déjà une partie de son caractère. C’est là aussi que les marionnettes fonctionnent bien. Elles peuvent montrer beaucoup de choses avec assez peu.
La magie reste une valeur sûre mais tous les spectacles ne se ressemblent pas
Le spectacle de magie revient souvent dans les arbres de Noël. Ce n’est pas vraiment étonnant. Une disparition se comprend très vite. Un objet est là. Puis il n’y est plus. Même un petit enfant peut suivre. Les plus grands, eux, vont essayer de savoir comment cela a été fait.
Mais la magie ne se limite pas aux tours. Il faut également présenter. Parler au public. Laisser le temps de rire et quelquefois faire participer un enfant. Le choix de ce professionnel compte donc aussi dans la réussite du spectacle. Certains illusionnistes ont beaucoup marqué cette manière de présenter la magie au grand public. On peut par exemple retrouver le parcours de Gérard Majax, dont le nom reste encore associé à l’illusion pour beaucoup de spectateurs.
Un numéro compliqué n’est pas forcément meilleur devant les enfants
Une illusion techniquement difficile peut être impressionnante pour un magicien. Mais si les enfants ne comprennent pas ce qui devait se passer, le résultat sera plus faible. L’effet doit rester lisible. On montre quelque chose. Une transformation arrive. Puis le public réagit. C’est souvent aussi simple que cela.
Pour ceux qui cherchent directement ce type d’animation pendant les fêtes, il existe par exemple cette présentation d’un spectacle de magie pour arbre de Noël. Le plus important reste ensuite de vérifier l’âge visé, la durée et ce que l’artiste demande comme installation.
Le thème de Noël doit accompagner le spectacle sans tout envahir
Décembre permet naturellement de parler du Père Noël, des lutins, de cadeaux ou de neige. Mais cela ne signifie pas que chaque phrase du spectacle doit contenir le mot Noël. Une histoire peut simplement utiliser quelques éléments liés aux fêtes et fonctionner très bien.
Un décor, deux musiques et quelques accessoires suffisent souvent pour donner l’ambiance. Le spectacle garde alors sa propre histoire. Cela évite aussi l’impression d’une animation où l’on aurait simplement ajouté un bonnet rouge à un numéro présenté toute l’année. Cela se voit assez vite.
Le Père Noël peut arriver après le spectacle
Beaucoup d’organisateurs veulent faire intervenir le Père Noël. Très bien. Mais il n’a pas nécessairement besoin d’être présent pendant toute la représentation. Son arrivée après le spectacle crée même un nouveau moment.
L’artiste termine. Les enfants pensent que c’est fini. Puis quelque chose se passe au fond de la salle. Le Père Noël apparait. Ce découpage fonctionne souvent mieux que de mélanger toutes les animations en même temps.
La durée doit être adaptée et pas choisie uniquement parce qu’elle semble généreuse
Un spectacle de deux heures n’est pas deux fois meilleur qu’un spectacle d’une heure. Avec les enfants, cela peut même produire l’effet inverse. Une représentation plus courte mais bien rythmée laisse quelquefois un meilleur souvenir qu’une animation qui continue alors que l’attention est déjà partie ailleurs.
Pour beaucoup de spectacles familiaux, une durée autour de trois quarts d’heure à une heure fonctionne bien. Mais ce n’est pas une règle absolue. Tout dépend de l’âge, du nombre d’enfants et de ce qui est prévu ensuite.
Il faut aussi tenir compte de toute la journée
Si les enfants ont déjà participé à des ateliers, mangé, couru pendant une heure et attendu le Père Noël, leur attention ne sera pas la même. Le spectacle doit donc être placé au bon moment. Trop tard et une partie du public sera déjà fatiguée.
Le début d’après-midi peut être intéressant. Mais chaque organisation possède son propre programme. Il vaut mieux construire l’horaire autour des enfants plutôt que seulement autour de la disponibilité de la salle.
Réserver tôt évite surtout de choisir ce qui reste
En décembre, beaucoup d’artistes travaillent sur les mêmes dates. Les mercredis, certains week-ends et les jours juste avant les vacances partent rapidement. Attendre la dernière minute réduit donc les possibilités. On ne choisit plus vraiment le spectacle. On prend celui qui est encore disponible.
Contacter les artistes en septembre ou octobre est souvent plus confortable. Pour certaines dates recherchées, encore plus tôt ne fait pas de mal. Cela permet également de régler tranquillement le contrat, l’horaire et les besoins techniques. Et cela évite quelques surprises.
La réservation doit préciser ce qui est réellement compris
Le tarif seul ne dit pas grand-chose. Il faut savoir si l’artiste apporte sa sonorisation, son éclairage ou son décor. Il faut également connaitre la durée du spectacle et le temps nécessaire pour installer.
Certains artistes demandent une arrivée une heure avant. D’autres beaucoup plus. Ces informations doivent être connues avant. Sinon l’organisateur prévoit l’ouverture de la salle à 14 heures et découvre que le spectacle devait être installé depuis midi. Un peu tard pour changer l’organisation.
Le budget compte mais le prix le plus bas ne donne pas toujours le meilleur choix
Une école, une association et un CSE ne disposent naturellement pas du même budget. Il faut donc chercher une prestation qui entre dans la somme prévue. Mais choisir uniquement le tarif le plus bas peut devenir une mauvaise économie si le spectacle ne correspond pas au public.
Il vaut mieux comparer ce qui est réellement proposé. Durée, expérience, matériel, nombre d’artistes et frais de déplacement. Deux devis différents peuvent finalement correspondre à des prestations qui n’ont presque rien à voir. Le prix seul ne permet donc pas toujours de choisir.
Une petite formule bien choisie peut largement suffire
Il n’est pas obligatoire de louer une énorme scène avec plusieurs artistes pour réussir un arbre de Noël. Un spectacle simple devant cent personnes peut parfaitement fonctionner si l’artiste connait ce type de public.
Le nombre de décors ou de projecteurs ne remplace pas le contact avec les enfants. C’est souvent ce dont ils se souviendront. Le personnage qui leur a répondu. Le tour qu’ils n’ont pas compris. Ou la bêtise qu’ils avaient vue avant tout le monde.
L’organisation technique doit rester simple mais elle doit être prévue
Une prise électrique, un endroit pour changer de costume et un accès à la salle peuvent sembler être des détails. Ils ne le sont plus lorsque l’artiste arrive et que personne ne sait où il doit entrer. Le responsable du lieu doit donc connaitre au moins les grandes lignes de l’installation.
Il faut également penser au son. Dans une petite salle, la voix peut suffire. Avec deux cents personnes, ce sera différent. Même les enfants les plus sages font du bruit lorsqu’ils sont nombreux. Et c’est normal.
- Connaitre l’âge des enfants avant de choisir le spectacle.
- Vérifier la place réellement disponible devant le public.
- Demander le temps nécessaire pour l’installation.
- Prévoir l’arrivée du Père Noël séparément si cela fonctionne mieux.
- Connaitre la durée exacte de la prestation.
- Vérifier ce que l’artiste apporte comme matériel.
Magie, clown, marionnettes ou théâtre : il n’existe pas un seul bon choix
Le spectacle de marionnettes fonctionne très bien avec les plus jeunes. Le clown peut créer beaucoup de réactions si son personnage correspond au public. La magie mélange surprise et participation. Quant au théâtre ou au conte, ils permettent de construire davantage une histoire.
Le choix dépend donc du public mais aussi du lieu et de l’ambiance recherchée. Il n’y a pas un spectacle automatiquement meilleur que les autres. Un excellent numéro mal adapté peut fonctionner moins bien qu’une animation très simple présentée au bon public. Cela arrive aussi.
Mélanger plusieurs disciplines peut fonctionner si le spectacle reste clair
Un magicien peut utiliser une marionnette. Un conteur peut faire apparaitre un objet. Un clown peut intégrer quelques effets visuels. Les disciplines se mélangent depuis longtemps. Cela apporte de la variété lorsque tout reste au service de la même histoire.
En revanche, ajouter cinq animations différentes uniquement pour donner l’impression d’en proposer davantage risque de casser le rythme. Il vaut mieux un spectacle qui possède une direction. Les enfants suivent plus facilement. Et les adultes aussi.
Le meilleur spectacle est surtout celui qui correspond aux enfants présents
Choisir un arbre de Noël ne revient donc pas simplement à regarder une affiche. Il faut connaitre les enfants, la salle et le temps disponible. Ensuite seulement on peut comparer les artistes. Un spectacle très visuel sera parfait dans une situation et moins adapté dans une autre. Tout dépend finalement de ce que l’on a devant soi.
Le plus important reste assez simple. Les enfants doivent pouvoir regarder et comprendre. Ils doivent avoir le temps de rire, de répondre et quelquefois de se tromper avec le personnage. Si à la fin ils continuent à parler du spectacle en repartant, c’est généralement bon signe.
Questions fréquentes avant de choisir un spectacle pour un arbre de Noël
Combien de temps doit durer un spectacle pour enfants ?
Il n’existe pas une durée obligatoire. Entre 45 minutes et une heure fonctionne souvent bien pour un spectacle familial. Avec de très jeunes enfants, une formule plus courte peut quelquefois être préférable.
À quel moment faut-il réserver un artiste pour décembre ?
Le plus tôt possible si la date est imposée. Septembre ou octobre permettent généralement davantage de choix. Pour certains week-ends très demandés, contacter les artistes encore avant peut être intéressant.
Un spectacle de magie convient-il aux enfants de maternelle ?
Oui, s’il a été construit pour eux. Les effets doivent être suffisamment visuels et les explications courtes. Une magie destinée uniquement aux adultes ne fonctionnera naturellement pas de la même manière.
Les enfants doivent-ils obligatoirement participer ?
Non. Certains peuvent monter sur scène et d’autres rester tranquillement à leur place. Le spectacle peut aussi faire participer toute la salle avec des réponses ou des gestes, sans désigner un enfant en particulier.
Faut-il une scène pour organiser un arbre de Noël ?
Pas toujours. Cela dépend de la prestation et du nombre de spectateurs. Une petite estrade améliore cependant la visibilité lorsque les enfants sont nombreux ou installés assez loin.
Quel spectacle choisir lorsque les âges sont très mélangés ?
Il vaut mieux chercher un spectacle familial. Les situations doivent être faciles à comprendre pour les petits mais comporter suffisamment de contenu pour les enfants plus âgés et les adultes. C’est justement là que l’expérience de l’artiste compte beaucoup.