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Organiser un spectacle de magie à l’école : conseils pratiques pour une animation réussie

La magie fonctionne bien avec les enfants. Une disparition, un objet qui change de place ou une prédiction suffisent souvent pour attirer immédiatement les regards. Organiser un spectacle de magie à l’école peut donc donner un très bon moment. Mais il faut penser à autre chose qu’aux tours eux-mêmes.

L’âge des élèves, la taille de la salle, le nombre d’enfants et l’horaire comptent beaucoup. Un spectacle qui fonctionne devant quarante enfants ne sera pas forcément présenté de la même manière devant deux cents. Il faut donc préparer un minimum. Pas pour compliquer. Juste pour éviter les mauvaises surprises le jour venu.

Pourquoi choisir la magie pour une animation à l’école ?

La magie possède un avantage avec les enfants. Le principe d’un tour se comprend souvent très vite. Une corde est coupée puis redevient entière. Une carte disparait. Un objet se retrouve ailleurs. Même les plus jeunes peuvent suivre ce qui vient de se passer sans avoir besoin d’une longue explication.

Les plus grands vont naturellement chercher le truc. Ils regardent les mains, les poches et quelquefois même derrière la table. Cela fait partie du jeu. Le magicien doit donc savoir utiliser cette curiosité sans transformer le spectacle en concours pour savoir qui trouvera le secret en premier.

L’âge des enfants doit être connu avant de choisir le spectacle

Un enfant de trois ans ne regarde pas un numéro comme un élève de CM2. Avec les petits, les effets doivent généralement être visuels et l’histoire assez simple. Le personnage fait une erreur. Les enfants la voient avant lui. Ils répondent. Et le spectacle avance.

Avec les plus grands, le magicien peut ajouter davantage de réflexion, quelques prédictions ou des situations plus longues. Il ne faut pas forcément présenter deux spectacles complètement différents. Mais l’artiste doit savoir changer son langage et son rythme suivant les enfants qu’il a devant lui.

La salle change beaucoup la manière de présenter les tours

Une classe, un préau ou une grande salle municipale ne donnent pas les mêmes possibilités. Dans une petite pièce, le magicien peut travailler très près du public. Dans une salle plus grande, les derniers rangs doivent aussi pouvoir voir ce qui se passe.

Les petits objets deviennent alors moins intéressants s’ils sont présentés trop loin. Il faut soit rapprocher les enfants, soit choisir des effets plus visibles. Une estrade peut aider. Mais quelquefois il suffit simplement de revoir la disposition des chaises.

Les enfants doivent voir avant de pouvoir participer

On pense souvent d’abord à la participation. Pourtant si une partie du public ne voit pas bien, l’attention va rapidement baisser. Les enfants commencent à parler entre eux ou à regarder ailleurs. Ce n’est pas forcément parce que le spectacle est mauvais. Ils ne voient simplement pas ce qui se passe.

Il faut donc vérifier la hauteur de la scène, la profondeur de la salle et les éventuels obstacles. Une table placée devant l’artiste ou des adultes debout sur les côtés peuvent gêner beaucoup plus qu’on ne le pense.

Le magicien doit savoir retrouver le silence sans crier plus fort que les enfants

Un spectacle pour enfants n’est pas silencieux. Heureusement. Les élèves rient, répondent et quelquefois préviennent le magicien qu’il vient de faire une erreur. Cela fait partie de la représentation. Mais il faut aussi savoir retrouver le calme lorsqu’un nouveau tour commence.

Un bon artiste n’a pas besoin de parler toujours plus fort. Il peut s’arrêter, prendre un objet ou regarder simplement dans une direction. Le groupe comprend que quelque chose va arriver. Cette manière de faire est développée dans l’article sur la façon dont une animation très simple peut capter toute l’attention. Quelquefois le silence arrive justement lorsque personne ne le demande.

Comment choisir le magicien qui va intervenir dans l’école ?

Il ne suffit pas qu’un artiste connaisse beaucoup de tours. Il faut aussi qu’il ait l’habitude des enfants. Le rythme, les mots employés et la manière de choisir un volontaire changent énormément suivant le public. Un excellent magicien pour adultes n’est donc pas automatiquement un excellent magicien scolaire.

Avant de réserver, il peut être utile de regarder ce qui est réellement proposé. Durée, âge conseillé, nombre d’enfants et matériel apporté. Pour aller plus loin, ce guide explique comment choisir un spectacle de magie pour une école. Quelques questions posées avant évitent beaucoup de problèmes ensuite.

Les références donnent une indication mais ne remplacent pas l’échange

Une vidéo ou quelques photos permettent de voir le style de l’artiste. Mais il faut aussi lui parler. Demander quel âge il conseille, combien d’enfants il peut recevoir et ce qu’il prévoit en cas de salle très grande. Les réponses donnent rapidement une idée de son expérience.

L’histoire de la magie française montre aussi combien la présentation compte autant que le tour lui-même. On peut par exemple retrouver le parcours de Gérard Majax. La technique est importante. Mais la manière de parler au public l’est tout autant.

La participation doit rester un plaisir et pas une obligation

Faire venir un enfant sur scène fonctionne très bien. Mais pas n’importe lequel. Certains lèvent la main avant même que le magicien pose une question. D’autres se cachent derrière leur voisin. Il vaut mieux choisir celui qui a réellement envie de participer.

La participation peut aussi se faire depuis la salle. Les enfants répondent ensemble, choisissent une couleur ou indiquent au personnage ce qu’il n’a pas vu. Il n’est donc pas nécessaire de faire monter dix élèves sur scène pour que tout le groupe participe.

Le magicien doit savoir s’adapter aux réactions imprévues

Un enfant peut répondre autre chose que prévu. Il peut aussi révéler immédiatement ce qu’il pense être le secret du tour. Le magicien doit continuer sans le mettre mal à l’aise. C’est là que l’expérience devient importante.

Pour certaines prestations, la participation est encore plus directe. On peut par exemple regarder comment un magicien pour enfants dans le Var peut adapter son intervention suivant son public. Naturellement le lieu change. Mais le principe reste le même : regarder les réactions et s’ajuster.

Un thème peut aider mais il ne doit pas compliquer tout le spectacle

La magie peut être présentée autour d’un thème. Les pirates, les sciences, les contes ou Noël fonctionnent facilement avec les enfants. Quelques accessoires et une histoire suffisent souvent. Il n’est pas nécessaire de transformer chaque tour pour faire rentrer absolument tout dans le même univers.

Le thème doit surtout donner un fil. Le personnage cherche quelque chose. Le magicien doit résoudre un problème. Puis les tours arrivent naturellement dans l’histoire. Si le thème devient plus compliqué que les effets eux-mêmes, les enfants risquent surtout de perdre le fil.

La magie et le théâtre utilisent souvent les mêmes outils pour capter le regard

Le magicien travaille avec les gestes, les silences et la direction du regard. Un acteur fait pareil. Tous les deux doivent faire comprendre au public où regarder et ce qui est important à ce moment précis.

Les deux disciplines se rencontrent donc souvent. Cette proximité est développée dans l’article consacré à ce que le théâtre doit aux arts de l’illusion. Sur une scène scolaire comme ailleurs, le tour n’existe pas tout seul. Il faut aussi le présenter.

Décor et costumes ne doivent pas prendre plus de place que le spectacle

Un beau décor peut donner immédiatement une ambiance. Un rideau, une table et quelques accessoires suffisent quelquefois. Il n’est pas obligatoire d’arriver avec une énorme structure pour faire rêver des enfants.

Les costumes fonctionnent de la même manière. Une tenue aide à identifier le personnage et donne une couleur au spectacle. Mais il faut surtout qu’elle permette à l’artiste de bouger et de travailler correctement. Le décor doit aider. Pas gêner.

Il faut penser au temps nécessaire pour installer

Certains artistes arrivent avec très peu de matériel. D’autres ont besoin d’une heure ou davantage. Cela doit être connu avant. Une école qui ouvre la salle quinze minutes avant le spectacle risque autrement de se retrouver avec un vrai problème.

Il faut aussi prévoir l’accès. Escaliers, distance entre le parking et la salle ou absence d’ascenseur peuvent rallonger l’installation. Ce sont des détails. Jusqu’au jour où il faut transporter plusieurs caisses sur trois étages.

La sécurité et les déplacements des enfants doivent rester simples

Les enfants n’ont pas besoin de circuler partout pendant le spectacle. Si certains doivent monter sur scène, il faut prévoir un passage facile. Pas faire traverser toute la salle au milieu des chaises et des sacs.

Les enseignants et accompagnateurs doivent également savoir où se placer. Ils peuvent rester parmi les enfants et intervenir si nécessaire. Le magicien gère le spectacle. Il ne peut pas en même temps surveiller tous les déplacements dans la salle.

Le spectacle peut aussi servir de point de départ à un travail en classe

Une fois le spectacle terminé, les enfants parlent souvent des tours. Ils cherchent comment cela pouvait fonctionner. Cette curiosité peut être utilisée ensuite. Dessiner une affiche, raconter son numéro préféré ou imaginer une petite histoire autour de la magie permet de prolonger le moment.

Il ne faut pas forcément révéler les secrets. L’objectif peut simplement être de travailler sur l’observation, l’expression orale ou l’écriture. Le spectacle devient alors le point de départ d’une autre activité. Et les enfants ont déjà envie d’en parler.

Les sciences et l’illusion peuvent se rencontrer sans révéler chaque tour

Certains effets utilisent des principes très simples liés à la perception, à l’équilibre ou aux propriétés des objets. On peut donc parler de sciences sans expliquer forcément le secret précis du numéro présenté par l’artiste.

Les enfants peuvent faire leurs propres expériences. Observer, comparer et chercher pourquoi quelque chose semble étrange. La magie donne alors envie de poser des questions. Et c’est déjà beaucoup.

Un arbre de Noël scolaire demande presque les mêmes questions

Lorsqu’un spectacle est prévu en décembre, on retrouve les mêmes problèmes. Quel âge ont les enfants ? Combien seront-ils ? Quelle est la taille de la salle ? Le Père Noël arrive-t-il avant ou après ? Il faut donc organiser le programme dans son ensemble.

Pour ce type d’événement, l’article consacré au choix d’un spectacle pour un arbre de Noël complète bien cette préparation. La magie peut parfaitement convenir. Mais elle doit trouver sa place parmi les autres moments de la fête.

Le jour du spectacle, il vaut mieux éviter de tout modifier au dernier moment

L’artiste arrive. Les enfants vont bientôt entrer. Ce n’est pas le meilleur moment pour décider de déplacer toute la scène dans une autre salle. Bien sûr un imprévu peut toujours arriver. Mais plus les choses sont préparées avant, plus l’installation reste tranquille.

Le responsable de l’école doit pouvoir montrer rapidement l’endroit prévu, les prises électriques et l’accès au matériel. Ensuite chacun fait son travail. Le magicien installe. Les enseignants préparent les élèves. Et le spectacle peut commencer sans courir partout.

  • Connaitre l’âge et le nombre d’enfants.
  • Vérifier la visibilité depuis le fond de la salle.
  • Demander le temps nécessaire pour l’installation.
  • Prévoir suffisamment d’adultes pour accompagner le groupe.
  • Choisir un artiste habitué au jeune public.
  • Éviter de surcharger le programme autour du spectacle.

Le meilleur spectacle scolaire reste celui que les enfants arrivent à suivre

Un tour très compliqué n’est pas forcément le meilleur. Un décor énorme non plus. Ce qui compte est que les enfants comprennent ce qu’ils regardent et qu’ils aient envie de connaitre la suite.

Lorsqu’un élève ressort en racontant le tour qu’il a préféré ou la bêtise faite par le magicien, le spectacle a déjà laissé quelque chose. C’est souvent cela que l’on cherche. Pas une animation parfaite. Un bon moment que le groupe aura envie de raconter après.