Candide
Jennifer MAYEUR Paris
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Publié le 12 novembre 2011
Retrouvez le conte philosophique avec une mise en scène rythmée par trois musiciens de talents, quatre comédiens masqués, et toute l’énergie et la folie de ce monde décrié par Voltaire. Vous rirez, pleurerez et réfléchirez à ces différentes philosophies de vie, grâce à cette critique sanglante qui n’a pas pris une ride depuis 1759 !

Candide est un personnage simple et tranquile, mais pas franchement gâté par la vie. Ce gros naïf qui ne croit qu’en la philosophie leibnizienne qui dit que « Tout est fait pour une fin, la meilleure des fins », se verra chassé du château de Thundertentronck pour avoir aimé la jolie « baronnette » Cunégonde, enrôlé dans l’armée du roi des bulgares, subira l’inquisition, l’autodafé, l’esclavage, s’exilera dans le nouveau monde, puis reviendra pour finalement cultiver son jardin.

Cette histoire a traversé le temps. On y retrouve un homme plein de bonne volonté, naïf, influençable, et qui verra toutes ses certitudes remises en question. Sa route le mènera sur le théâtre de la guerre, chez les chrétiens puis les jésuites, en passant par l’Eldorado, cette ancienne patrie des Incas où tout n’est que plaisir et légèreté. Mais don éternel optimisme, cette rage de soutenir que tout va bien quand tout est mal, lui fera persévérer dans sa quête du bonheur et de l’amour de Cunégonde.

« Le meilleur des mondes »

Les personnages masqués prennent le temps de nous montrer les rencontres du héro, à travers son long chemin qui le mènera finalement dans son jardin. Un vingtaine de personnages virevoltent donc devant nos yeux, chaque scène, chaque geste étant ponctués d’un son, d’une musique, d’une image.

L’absence de décor ne manque à aucun moment, les lumières, les costumes et les musiciens/comédiens faisant tout le travail, avec beauté et humour. Ces derniers forment la réelle valeur ajoutée de la pièce. Et le jeu talentueux avec les masques en bois, donne une ampleur et une intensité fantastiques aux mouvements et aux acteurs qui en deviennent burlesques.

Le cyclorama en fond de scène diffusera quelques vidéos qui n’ajoutent pas vraiment grand-chose à cette mise en scène déjà très imagée. Idem pour les chants poussés ici et là, une touche de comédie musicale où est parfaitement assumé le ridicule, ce qui en devient au fur et à mesure amusant.

Paris Du 01/11/2011 au 23/11/2011 à 21h du mardi au jeudi, et jeudi 10 novembre à 14h30 Théâtre de Ménilmontant 15 rue du Retrait, 75020 Paris Téléphone : 01 46 36 98 60. Site du théâtre  

Candide

de Voltaire

Théâtre
Mise en scène : Rafael Bianciotto
 
Avec : Bénédicte Budan, Anne-Dominique Défontaines, Nicolas Biaud-Mauduit, Alain Khouani et Rafael Bianciotto (en alternance), Pascal Rousseau (Tuba), Nicolas Naudet (Clarinette), Jean-Luc Priano (claviers)

Adaptation/Dramaturgie : Isabel Garma

Collaboration artistique : Mario Gonzalez

Musique : Jean-Luc Priano

Masques : Etienne Champion

Costumes ét décors : Martha roméro

Lumières : Antoine Boukni

Maître de chant : Kristjana Stéfansdottir

Chorégraphe : Marie Barbottin

Visuel : André Palais/Studio 74

Durée : 1h30 Photo : © GuYom