La Mandarine Blanche en coréalisation avec le Théâtre de l'Epée de Bois, et dans le cadre du Festival Un automne à tisser, présente jusqu'au dimanche 24 octobre 2010, Nema problema de Laura Forti, mise en scène d'Alain Batis, avec Stanislas de Nussac et Raphaël Almosni.
Nous vous proposons une détaxe de 10 euros au lieu de 20 si vous m'envoyez un mail avec la mention "ruedutheatre" jusqu'au dimanche 17 octobre
Nema problema est une pièce à double-voix : le Verbe qui expose, explore et explose et le Souffle des notes qui panse, qui guérit et qui réconcilie. Sur scène, deux protagonistes : un saxophoniste (Stanislas de Nussac), costume clair et la musique comme seule arme et un comédien (Raphaël Almosni), manteau sombre et souvenirs douloureux. L’espace est si vaste, presque abyssal. Le plateau est quasi-nu. Une chaise angulaire. Une structure en bois : une porte et un miroir et un homme qui raconte et son double qui joue, qui s’engloutit dans Lover Man de Charlie Parker.Nema problema, « Pas de problème » en croate, est la seule réponse possible pour vaincre la peur, pour alléger la souffrance, quand on est jeune Italien de vingt-trois ans, amateur de photographie et de jazz, et qu’on se retrouve tout d’un coup au cœur de la Guerre, au cœur du conflit. N
ema problema, c’est la Croatie en 92 et un homme devenu vieux qui raconte sa transformation, sa métamorphose quand son corps de jeune homme a côtoyé la mort. Cette pièce en effet, interroge les mécanismes de la violence et de la barbarie humaine. Elle nous invite à nous poser toujours les mêmes questions : comment naît et s’organise un génocide ? Comment ceux qui pétrissent le pain arrivent à tronçonner les corps ? Comment devient-on complice ? Comment s’alimente et s’attise la haine entre les voisins voire les amoureux d’antan ? C’est cela Nema problema, un homme à qui on appris à tuer, « à sauver sa peau » et qui a survécu à la Guerre et qui pour oublier, pour vivre et pour respirer s’abandonne à la musique, avec frénésie, avec acharnement, avec espoir aussi. Le texte de Laura Forti répond à une urgence : en plus d’être un témoignage, c’est une preuve que le « plus jamais ça ! » est une belle utopie, une naïveté, car après la Shoah, il y a eu le génocide rwandais et les Tutsis massacrés à coup de machette et tant d’autres, et qu’il est donc urgent de rappeler, de solliciter la mémoire souvent défaillante des hommes. Nema problema au Théâtre de l’Epée de Bois (Cartoucherie de Vincennes), du mardi au dimanche (mar, mer, sam à 21h/jeu, ven à 19h/dim à 16h)
Réservation : 01 48 08 39 74 ou reservationsepeedebois.com
Tarifs : Plein Tarif : 20 €, Tarif Réduit : 14 €, Tarif pour étudiants, professeurs et personnel universitaire : 10 € Une représentation pour les scolaires de Nema problema aura lieu le mardi 19 octobre 2010 à 14 h 30.
Le tarif est de 7 € par élève, gratuit pour les accompagnateurs. Si toutefois ce n’est pas possible pour cette date-là, vous pouvez venir soit un jeudi, soit un vendredi (10 €/élève, possibilité de négocier) car la représentation a lieu dans à 19h.
Ce que je peux proposer :
1/ Intervention d’Alain Batis - le metteur en scène - auprès des lycéens à Rabelais (d’ailleurs un projet pédagogique similaire a été mené à Aulney-sous-Bois)
2/ Grille de lecture par Alain Batis: Pistes et orientations avant chaque représentation
3/ Représentation (90 mn)
4/ Débat avec le metteur en scène et les artistes intervenants Je reste bien sûr à votre disposition pour toute information complémentaire.
Houda Zekri
Tél:06 43 93 20 48
Courriel : houdadazakrouta@gmail.com
http://nemaproblema.centerblog.net