Carré curieux
Publié le 15 avril 2010
Un quatuor circassien évolue dans un univers où la pesanteur ne pèse plus, le mystère reste entier et où la poésie joue à cache-cache.

Quatre jeunes artistes venus du cirque mettent en commun leurs numéros. Ils sont acrobates, monocyclistes, jongleurs. Ils utilisent  leur art pour devenir poètes du mouvement, magiciens d’atmosphères à la fois ludiques et oniriques. Dans leurs habits colorés, ils paradent sans forfanterie avec la simplicité des enfants qui jouent.

Le décor a ses énigmes. Il est comme ces greniers d’autrefois où les gosses trouvaient quelque vieille malle dans laquelle se dissimuler, d’où sortir des jouets désuets et chargés de souvenirs, autour de quoi il était possible de se déguiser afin de devenir des personnages. Dans ce décor-là, on court, bondit, disparaît, réapparaît. On y vit dans le ciel et on en tombe avec grâce. On sort des coulisses et on se sert de balles ou de diabolos pour oublier que la vie est parfois pesante.

Nul besoin de mots pour raconter une histoire qui n’en est finalement pas une. Car les séquences s’enchaînent avec une fluidité de féérie. Chacun y va de sa spécialité et chacun profite pour en emprunter un peu à ses partenaires. Au diable vauvert l’agressivité ! Ici les affrontements sont de connivence, de sourire complice et de défi sans compétition. Ni plus fort ni plus faible, mais des individus en train de se réunir de façon à additionner leurs talents, leurs trouvailles.

Une poésie d’images

Couleurs, mouvements, inventivité

Peu d’effets spectaculaires. Uniquement de petits gags amusés et amusants, des inventions enfilées les unes derrière les autres, agrémentées de petites touches de touche à tout. Un igloo deviendra crinoline, un nuage abritera un nid, un mât défiera les lois de l'équilibre, un coffre s'offrira des allures d'aquarium, des balles feront office de grêlons... Il y manque sans doute des caractères à diversifier qui, en typant davantage chaque protagoniste, ajouteraient une dimension théâtrale qui fait un peu défaut.

Ce qui est évident, c’est que les spectateurs sortiront avec plein de rêves dans la tête. La dernière séquence où le quatuor joue les ballerines sur monocycles donne une dimension étrange à une chorégraphie limpide, sortie d’un songe éveillé dans lequel les êtres semblent flotter au-delà de toute réalité.

Michel VOITURIER, Bruxelles

le 12 juillet 2010 à 22:59
De : Julie Titre : Magnifique J'ai pu assister à ce spectacle durant le festival d'Avignon et je ne peux que le recommander. Hilarant et si bien joué... La fin... Magnifique... Allez-y, franchement.
Ath - Belgique Le 02/04/2010 à 20h Le Palace Grand-Place Téléphone : 00 32 (0)68 269 999. Site du théâtre Réserver   Roubaix Le 27/04/2010 à 20h30 Colisée 31 rue de l’Epeule – Parvis du Colisée Téléphone : 03.20.24.07.07. Site du théâtre Réserver   Avignon - Festival Off 2010 Du 08/07/2010 au 27/07/2010 à 20h Ile Piot Espace Vincent de Paul Téléphone : 0490 33 46 59. Site du théâtre Réserver   Avignon - Festival Off 2010 Du 08/07/2010 au 27/07/2010 à 20h Ile Piot Espace Vincent de Paul Téléphone : 0490 33 46 59. Site du théâtre Réserver  

Carré curieux

de Aeschlimann, Couprie, De Cooman, Tokuoka

Cirque
Mise en scène : Philippe Vande Weghe
 
Avec : Luca Aeschlimann, Gert De Cooman, Vladimir Couprie, Kenzo Tokuoka

Création : Luca Aeschlimann, Kenzo Tokuoka, Gert De Cooman, Vladimir Couprie

Son : Mark Dehoux, Sofiane Remadna

Lumière : Nicolas Diaz

Scénographie, costumes : Benoît Escarmelle, Aline Breucker

Durée : 1h10 Photo : © DR  

En tournée : le 18 avril au Centre culturel (Dilbeek [B]), le 23 avril au Centre culturel De Schakel (Waregem [B]), le 18 mai en l'Espace Rohan (Saverne [F]), le 28 mai en l'Espace Grün (Cernay [F], du 19 au 26 juin à l' Exposition universelle (Shanghaï [Chine])