Autour de deux chaises, deux intervenantes – une comédienne et une danseuse – jouent sur deux niveaux à la fois antagonistes et complémentaires pour rendre compte d’expériences vécues dans la douleur d’un enfermement tant physique que métaphysique, qu’il ait lieu entre les quatre murs d’une cellule, dans les limites mêmes de son propre corps ou encore dans les limites d’une parole qui ne saurait rendre compte à elle seule, bien évidemment, de tels ressentis.
Il s’agit là d’une étape d’un travail, un spectacle encore en devenir, mais qui, dans cette phase, se révèle déjà prometteur. De la douceur bienveillante à la colère, Pauline Hornez, la comédienne, sait donner à ses expressions les variations de tons nécessaires. Céline Schneider, la danseuse, exprime avec force et jusqu’au paroxysme, toute la révolte induite par ces enfermements.
Avec le concours des éclairages de Sébastien Piron, la mise en scène de Laure Valès reste sobre et efficace. Elle laisse pourtant aux deux interprètes tout le champ nécessaire et souhaitable pour l’expression d’une révolte essentielle.
Henri LÉPINE, Avignon









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