Evénement - Bobigny
Festival Le Standard Idéal
Idéal Standard sans frontières
Par Jean-Pierre BOURCIER
MC93, la différence. La 9è édition du festival « Le Standard Idéal » garde cette ambition de la découverte, ce besoin d'offrir un théâtre-monde « en renaissance perpétuelle où tout est légèrement différent » si l'on suit le patron de l'institution de Bobigny, Patrick Sommier.
Il reste bien dans le combat le directeur de la MC93, malgré ses moyens fragiles. Et dans les choix de spectacles qui doivent « changer nos regards, nos opinions », écrit-il dans le programme de cette édition du festival. Sa conseillère artistique internationale, Barbara Engelhardt, résume tout avec franchise dans ce même programme : « Le Standard Ideal [est] un produit à risque sur la place boursière des valeurs artistiques ». Les artistes -et pas n'importe lesquels- invités « acceptent de s'y exposer », ajoute-t-elle.
La foule du Teatro Praga
En lisant le programme de façon attentive on note le retour du metteur en scène David Marton qui construit, avec sa belle troupe de musiciens et/ou comédiens, un théâtre musical fortement politique -« Le Clavier bien tempéré »- en s'appuyant sur la musique de Jean-Sébastien Bach et le roman du hongrois Laszlo Krasznahorkai, « La Mélancolie de la résistance ». Autre spectacle total très attendu, celui des Portugais du Teatro Praga qui, avec ses 60 acteurs et musiciens (Os Mùsicos Do Tejos), s'emparent sans lésiner sur les outils médiatiques du « Songe d'une nuit d'été » (Shakespeare) et « The Fairy Queen » (Purcell).
Une pensée passera pour tous ceux et celles qui ont suivi, notamment à la MC93 le travail du Hongrois Arpad Schilling il y a quelques années déjà. Dans « Les Actes du Pitbull » de l'auteur Péter Karpati, on retrouvera un compagnon de route d'Arpad, l'acteur Zsolt Nagy aux côté notamment d'Angéla Stefanovics et Zola Szabo. A suivre aussi la performance « Israël » de Pedro Zegre Penim (également auteur du texte et de la mise en scène) et de Catarina Campino. Et le retour à la MC93 du metteur en scène catalan Calixto Bieito avec « Desaparecer/Disappear » inspiré de texte d'Edgar Allan Poe (Le Corbeau, notamment). Ambiance.
Jean-Pierre BOURCIER, Paris










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