Le texte de Fabrice Melquiot est dense. Il s’articule autour de plusieurs niveaux de langage, de thèmes pluriels. Celui de la fin de notre planète côtoie celui des enfants maltraités par la violence des adultes, de leur passage de l’enfance vers l’adolescence, de leur besoin d’amour, des utopies collectives et des destins individuels, du malheur éclairé par le goût au bonheur. Son « Albatros » est le symbole de l’imagination susceptible de transformer le réel.
Comme le préconise la metteure en scène, il faut donc se laisser emporter par la force et l’inventivité de la langue de l’auteur. Croire en ce Génie-de-l’huile-de-coude qui vient choisir le gamin Casper pour sauver 7 individus de la catastrophe, un déluge, qui menace la terre. Croire en sa copine Tite Pièce et en ses débordements et ses désarrois. Croire en ces mondes réels et inventés qui passent dans les mots et quelques accessoires.
La réalisation est volontairement statique. Un peu trop. Le parti pris de joindre au texte un décor sonore, le fait d’ajouter un personnage lecteur au micro, La Didascalie, renforce encore l’emprise des mots. Mais parfois les affaiblit en les rendant peu audibles. Reste une histoire émouvante et qui pose questions sur notre présent et notre devenir.
Michel VOITURIER, envoyé spécial à Huy










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