Revoici Yana et Jeanne au beau milieu de la forêt. Elles parlent de leur vie, évoquent leurs souvenirs. Et elles revivent les jeux d’enfance, ces histoires qu’elles se racontaient, qu’elles s’inventaient, qu’elles animaient avec des bouts de bois, des cailloux, des branchettes, des fruits, des feuilles…
Elles bavardent, bavardent, bavardent beaucoup. À y perdre le souffle tant elles ont des choses à se raconter. Elles enfilent historiettes sur contes, quasi sans transitions. On reste assez perdu sous ce déluge de mots qui sont plus énoncés selon le ton intimiste de conteuses que sur les registres variés de comédiennes.

C’est long. Cela s’étire. L’attention se reporte sur les marionnettes. Mais créées avec des éléments de la forêt, celles-ci se confondent avec le décor qui offre les mêmes dominantes colorées qu’elles. Leur manipulation, parfois approximative, ne les rend guère plus vivantes.
Reste alors à continuer à se laisser bercer par les paroles, accrocher au passage une bribe de légende. Ou à se laisser aller à s’assoupir en toute quiétude avec ce qu’on a glané pour nourrir une partie de ses rêves.
Michel VOITURIER, envoyé spécial à Huy









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