Deux scientifiques ont mesuré l’étendue des dégâts causés au Pôle Nord par l’inévitable tiédissement du climat terrestre. Ils observent le mode de vie d’un pingouin qui accueille un perroquet d’Amérique du Sud dont l’avion s’est crashé sur la glace. En duo, ils vont tenter, malgré une certaine défiance, de sauver une ourse coincée pas loin de là.
L’histoire vaut ce qu’elle vaut. Les auteurs ont voulu l’allonger en lui adjoignant la présence épisodique d’explorateurs arctiques, d’un professeur comédien faisant son numéro devant une classe, d’un ourson malheureux privé de sa mère.
Affirmer qu’ « Igloo » laisse froid serait facile. Mais que dire d’autre ? Le décor est envahissant, hybride avec une volonté de pseudo réalisme mâtiné de fantaisie. Les dialogues font souvent songer à de traditionnelles saynètes de clowns agrémentées de calembours approximatifs, de joutes verbales convenues, d’allusions systématiques au domaine des variétés.
En pingouin, Pierre Johnen est assez amusant. En ara qui perd par intermittence son accent hispanisant, Alain Delval est moins convaincant qu’en musicien. Les délicates marionnettes de Marcel Orban sont un peu perdues dans cet espace étalé. Reste que ce support peut servir de point de départ à une réflexion écologique.
Michel VOITURIER, envoyé spécial à Huy









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